Le Journala côtoyé durant une semaine les enfants les plus «poqués» dans un centre jeunesse à Montréal.
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Des jeunes qui détruisent tout ce qui leur tombe sous la main. D'autres qui menacent de tuer un éducateur avec un couteau. Et certains qui urinent dans leur chambre pour éloigner les adultes qui en ont abusé. Le Journal a été plongé dans l'horreur en côtoyant durant une semaine les enfants les plus «poqués» de la DPJ.
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Pendant sept jours, notre journaliste a travaillé comme intervenant auprès de onze jeunes de six à douze ans dans une unité de réadaptation du Centre jeunesse Dominic-Savio, à Montréal.
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Ce centre, c'est le point de chute de la DPJ. Les enfants qui se retrouvent là ont vécu des histoires atroces.
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Certains ont été battus par leurs parents jusqu'à être en partie paralysés. D'autres ont été enfermés des jours entiers dans une pièce verrouillée avec un plat d'eau comme seule nourriture. Et d'autres encore ont été victimes des pires sévices sexuels.
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Détresse
Durant son séjour à leurs côtés, le représentant du Journal a fait tout ce qu'un intervenant de la DPJ accompli quotidiennement. Il a aidé les enfants à faire leurs devoirs, leur a servi à manger et leur a lu des histoires avant le dodo.
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Et c'est là, au fil de ces rencontres, qu'il a été témoin de la détresse manifestée par ces jeunes qui ont vécu l'horreur, une horreur inimaginable en 2007.
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Leurs comportements, remplis d'une telle rage, sont parfois dangereux pour eux-mêmes et leur entourage .
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N'ayant rien connu de mieux, des jeunes sont souvent portés à reproduire des situations d'abus.
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Ils doivent donc être continuellement surveillés parce qu'ils peuvent profiter d'un instant d'inattention pour tenter de répéter ces agissements sur leurs camarades.
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«Éric (nom fictif) était tellement maltraité chez lui que quand il est arrivé ici, il nous regardait toujours les mains quand on rentrait dans sa chambre. Il s'assurait que l'on n'avait rien dans les mains pour le battre», relate un intervenant.
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La surveillance est d'ailleurs resserrée lors des douches et dans les chambres le soir; deux moments où leurs abuseurs avaient l'habitude de frapper.
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Carences affectives
Ayant été abandonnés ou négligés, plusieurs d'entre eux ont aussi de graves carences
affectives. Dès qu'un adulte s'intéresse un tant soit peu à eux, ils aspirent toute son énergie.
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«Ce sont des chaudières qui n'ont pas de fond», raconte un intervenant de l'unité.
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Le centre jeunesse est leur seule réalité. Certains partent le week-end pour aller chez un membre de leur famille, mais d'autres ne sortent pratiquement jamais de leur unité. Même pas à Noël.
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En lisant cet article c’est un bout de ma vie qui défile.
L’abandon, la négligence, l’abus, la maltraitance.
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Aujourd’hui Je peux dire merci à toi k de m’avoir donné cette force d’avancer
kinzou
















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