Accueil Date de création : 16/07/07 / Dernière mise à jour : 04/08/08 18:21 / 83 articles publiés
 

Un monde de souffrance  posté le mardi 18 décembre 2007 03:59

Image Hosted by ImageShack.us

Le Journala côtoyé durant une semaine les enfants les plus «poqués» dans un centre jeunesse à Montréal.

-

Des jeunes qui détruisent tout ce qui leur tombe sous la main. D'autres qui menacent de tuer un éducateur avec un couteau. Et certains qui urinent dans leur chambre pour éloigner les adultes qui en ont abusé. Le Journal a été plongé dans l'horreur en côtoyant durant une semaine les enfants les plus «poqués» de la DPJ.

-

Pendant sept jours, notre journaliste a travaillé comme intervenant auprès de onze jeunes de six à douze ans dans une unité de réadaptation du Centre jeunesse Dominic-Savio, à Montréal.

-

Ce centre, c'est le point de chute de la DPJ. Les enfants qui se retrouvent là ont vécu des histoires atroces.

-

Certains ont été battus par leurs parents jusqu'à être en partie paralysés. D'autres ont été enfermés des jours entiers dans une pièce verrouillée avec un plat d'eau comme seule nourriture. Et d'autres encore ont été victimes des pires sévices sexuels.

-

Détresse

Durant son séjour à leurs côtés, le représentant du Journal a fait tout ce qu'un intervenant de la DPJ accompli quotidiennement. Il a aidé les enfants à faire leurs devoirs, leur a servi à manger et leur a lu des histoires avant le dodo.

-

Et c'est là, au fil de ces rencontres, qu'il a été témoin de la détresse manifestée par ces jeunes qui ont vécu l'horreur, une horreur inimaginable en 2007.

-

Leurs comportements, remplis d'une telle rage, sont parfois dangereux pour eux-mêmes et leur entourage .

-

N'ayant rien connu de mieux, des jeunes sont souvent portés à reproduire des situations d'abus.

-

Ils doivent donc être continuellement surveillés parce qu'ils peuvent profiter d'un instant d'inattention pour tenter de répéter ces agissements sur leurs camarades.

-

«Éric (nom fictif) était tellement maltraité chez lui que quand il est arrivé ici, il nous regardait toujours les mains quand on rentrait dans sa chambre. Il s'assurait que l'on n'avait rien dans les mains pour le battre», relate un intervenant.

-

La surveillance est d'ailleurs resserrée lors des douches et dans les chambres le soir; deux moments où leurs abuseurs avaient l'habitude de frapper.

-

Carences affectives

Ayant été abandonnés ou négligés, plusieurs d'entre eux ont aussi de graves carences

affectives. Dès qu'un adulte s'intéresse un tant soit peu à eux, ils aspirent toute son énergie.

-

«Ce sont des chaudières qui n'ont pas de fond», raconte un intervenant de l'unité.

-

Le centre jeunesse est leur seule réalité. Certains partent le week-end pour aller chez un membre de leur famille, mais d'autres ne sortent pratiquement jamais de leur unité. Même pas à Noël.

------------

En lisant cet article c’est un bout de ma vie qui défile.

L’abandon, la négligence, l’abus, la maltraitance.

-

Aujourd’hui Je peux dire merci à toi k de m’avoir donné cette force d’avancer

kinzou

lien permanent

Maltraitance des enfants  posté le mercredi 12 septembre 2007 15:56

Le globe a-t-il changé de direction dans le brouillard de l’illusion,?

D’un monde qui dérive se plongeant dans l’oublis d’un tourbillon de folie

Entre chaque vision, des hommes égarés assoiffés d’horreur morbide.

Au détriment des terres isolées éparpillées entre chaque continent des enfants malmener

Sur les hauts sommets fragiles souffle le vent et misère d’un monde insouciant.

-

Une vérité dissimuler.

kinzou

lien permanent

Enfants maltraités  posté le dimanche 05 août 2007 03:52

Image Hosted by ImageShack.us

De tout temps, des enfants ont été maltraités et exploités. Des sources archéologiques laissent même entendre que des enfants étaient maltraités au cours de la période préhistorique. On a longtemps considéré les enfants comme étant la propriété de la famille. Dans les temps anciens, les pères pouvaient vendre, mutiler ou tuer leurs enfants. Plusieurs religions recouraient au sacrifice d'enfants pour plaire aux dieux ou pour les apaiser. L'infanticide était courant. Les enfants nés avec des infirmités, des retards mentaux ou des difformités étaient tués dans le but de maintenir et de renforcer la société. Dans la plupart des cultures, on croyait que les punitions sévères et les traitements rudes étaient nécessaires pour éduquer les enfants.Au Canada, on considérait les enfants comme une main-d'oeuvre agricole à bon marché jusqu'à la fin du XIXe siècle. On les comptait et traitait comme des biens économiques, au même titre que les vaches, les poulets et les chevaux. Il reste encore un fond de ce passé historique dans les attitudes courantes au Canada envers le recours aux punitions corporelles, ainsi que dans l'approbation légale des punitions physiques infligées par les parents que renferme le Code criminel du Canada.

---

De nos jours, on considère la violence faite aux enfants comme un problème social d'envergure mondiale. Bien qu'on la condamne largement, elle demeure une menace persistante qui ne va pas en diminuant.

---

Les formes de violence envers les enfants

De façon générale, sur le plan pratique, la violence se définit comme tout obstacle mis au développement social, affectif, cognitif et physique de l'enfant par des individus ou des institutions. Le plus souvent, la violence s'exprime de façon plus précise à travers certains actes ou l'omission de certains actes : violence physique, violence sexuelle, violence psychologique et négligence. Il y a violence physique lorsqu'une personne en charge d'un enfant lui inflige ou laisse infliger une blessure physique sous forme de contusion, de brûlure, de fracture, de blessure interne ou de lésion cutanée. La violence sexuelle désigne tout acte sexuel commis par un adulte sur un enfant. Il y a violence psychologique quand la personne en charge utilise la menace, la terreur, le rejet ou le dénigrement, qui réduisent l'estime de soi chez l'enfant ou contribuent à son insécurité. Enfin, il y a négligence lorsque les soins prodigués à un enfant sont insuffisants pour répondre à ses besoins. Toutes les provinces canadiennes utilisent des définitions similaires pour désigner de façon juridique « un enfant ayant besoin de protection », mais seulement quelques-unes définissent dans la loi les termes « violence faite aux enfants ».

 L'incidence et la fréquence de la violence

Les statistiques portant sur l'ampleur de la violence à l'égard des enfants sont controversées et défient les méthodes d'enquête courantes. L'incidence réfère au nombre de nouveaux cas de mauvais traitements enregistrés chaque année. La fréquence réfère au pourcentage d'enfants qui sont victimes de mauvais traitements dans une population. Il est nécessaire de consigner périodiquement des données sur l'incidence et la fréquence de la violence pour évaluer l'efficacité des politiques gouvernementales et des efforts de prévention. Les désaccords concernant la définition de la violence, la fiabilité de l'information obtenue dans d'autres pays et la diversité qui caractérise la société canadienne entravent néanmoins les efforts visant à obtenir un portrait exact de la violence faite aux enfants au Canada. Cette situation commence à changer avec la parution des deux enquêtes qui sont examinées ci-dessous.Dans une étude sur l'incidence menée à l'échelle provinciale en Colombie-Britannique (Adolescent Health Survey, 1993), près d'une fille sur quatre et un garçon sur cinq en 8e ou en 9e années rapportent avoir été victimes de violence physique. Chez les enfants de 9e année, 20 p. 100 des filles et 3 p. 100 des garçons affirment être victimes de violence sexuelle.

---------

Trocme et ses collègues (1994) produisent une étude exemplaire de cas d'enfants victimes de sévices en Ontario. Ils découvrent parmi les enfants englobés dans leur enquête une incidence de 21 pour 1 000, ce qui représente près de 47 000 enfants. Ils démontrent la présence de mauvais traitements dans 27 p. 100 de ces cas, tandis que les soupçons visent 30 p. 100 des cas et les allégations non fondées, 42 p. 100 des cas. Près de 41 p. 100 des cas comportent de la violence physique, 21 p. 100 de la violence sexuelle, 30 p. 100 de la négligence et 10 p. 100 des mauvais traitements psychologiques. Une évaluation prudente, fondée sur la présomption d'un nombre égal de cas non rapportés, porte à environ 94 000 le nombre annuel d'enfants ontariens qui vivent peut-être des situations de violence. Ces chiffres concordent avec des statistiques obtenues récemment aux États-Unis. Le Department of Health and Human Services des États-Unis (1994) rapporte qu'en 1992, les États américains dans leur ensemble ont ordonné une enquête sur 1,89 millions de cas touchant quelque 2,8 millions d'enfants que l'on présume victimes de mauvais traitements. De ce nombre, 46 p. 100 étaient victimes de négligence, 22 p. 100 de violence physique et 13 p. 100 de violence sexuelle. Le National Committee for the Prevention of Child Abuse, dont le siège social se trouve aux États-Unis, estime, pour 1992, à 1 160 400 les cas démontrés d'enfants victimes de sévices. Cette incidence se répartit comme suit : 45 p. 100 de négligence, 27 p. 100 de violence physique, 17 p. 100 de violence sexuelle et 7 p. 100 de violence psychologique. Le comité rapporte aussi que le taux de mortalité résultant de cette violence est passé de 1,3 pour 100 000 enfants en 1985, à 1,94 en 1992. Dans le groupe des 1261 enfants qui sont vraisemblablement décédés cette année-là des suites de sévices, 87 p. 100 avaient moins de 5 ans et 46 p. 100 avaient moins de 1 an.

------

Ces résultats aident à mieux situer dans son contexte le calcul selon lequel 1 enfant canadien sur 8 fait l'expérience de la violence sous l'une ou l'autre de ses formes, ce qui représente 900 000 enfants. En outre, c'est un fait démontré que les blessures qui auraient facilement pu être évitées sont la principale cause de décès chez les enfants au Canada.

---

La prévention de la violence envers les enfants

Ces statistiques indiquent que la violence à l'endroit des enfants constitue un problème social sérieux et répandu au point qu'il est peu probable que l'on parvienne jamais à l'éliminer. Une approche plus réaliste consiste à réduire son incidence par la prévention.Cependant, il est extrêmement difficile de prévenir la violence faite aux enfants. Les premiers efforts déployés en ce sens partaient souvent du postulat que l'on peut prévenir les sévices aux enfants de la même façon que l'on prévient des pathologies en santé publique. Bien que les maladies contagieuses soient maîtrisées de cette façon, il en va autrement de la violence envers les enfants. Il n'y a pas de bactérie à combattre au moyen d'un vaccin.

---

Actuellement, on conçoit la violence à l'égard des enfants comme un problème davantage lié à l'aliénation, à l'anomie et à l'abus de pouvoir qu'à une maladie à enrayer. D'un concept de maladie, l'accent est passé au besoin de transformation sociale et au fonctionnement de la société. L'appauvrissement social et l'appauvrissement économique sont vraisemblablement les principaux facteurs qui peuvent aider à expliquer la violence envers les enfants.

---

Les récentes initiatives de prévention portent à la fois attention aux besoins individuels tels que l'apprentissage d'aptitudes sociales et les questions de structures sociales telles que la pauvreté chez les enfants. Dans cette perspective, les problèmes personnels sont considérés à la fois dans leurs dimensions interpersonnelles et socioculturelles. Cette conception du développement humain et des questions sociales contribue à engendrer un certain optimisme quant à ce qui peut être fait pour résoudre le problème de la violence envers les enfants, particulièrement si les communautés travaillent ensemble et de façon concertée pour résoudre les problèmes qu'elles partagent. 

Auteur RICHARD VOLPE

lien permanent