L'attaque de panique (aussi appelée crise d'anxiété) est un moment (rarement plus de 20 à 30 minutes) d'anxiété, de peur ou de malaise très intense accompagné de quelques uns de ces symptômes physiques ou cognitifs (i.e. ayant trait aux perceptions et aux pensées):
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1) palpitations, battements de cœur ou accélération du rythme cardiaque
(2) transpiration
(3) tremblements ou secousses musculaires
(4) sensations de "souffle coupé" ou impression d'étouffement
(5) sensation d'étranglement
(6) douleur ou gêne thoracique
(7) nausée ou gêne abdominale
(8) sensation de vertige, d'instabilité, de tête vide ou impression d'évanouissement
(9) déréalisation (sentiments d'irréalité) ou dépersonnalisation (être détaché de soi)
(10) peur de perdre le contrôle de soi ou de devenir fou
(11) peur de mourir
(12) sensations d'engourdissement ou de picotements
(13) frissons ou bouffées de chaleur
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D'autres symptômes d'anxiété sont souvent présents: boule dans la gorge ou gorge sèche, déglutition difficile, douleurs d'estomac, douleurs musculaires, jambes molles, difficulté de concentration, se sentir désorienté et confus, vision embrouillée.
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Les symptômes d'une attaque de panique sont le résultat d'une hyperventilation. Lorsque nous sommes anxieux, l'organisme réagit par une accélération de la respiration qui devient aussi plus superficielle. Ces symptômes sont désagréables et souvent inquiétants. Il est fréquent qu'une personne souffrant d'une attaque de panique croit faire ou risquer de faire une crise cardiaque ou avoir un accident vasculaire cérébral. Ils ne sont cependant pas dangereux. Pour les atténuer, prenez le temps de respirer lentement et profondément.
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Référence: American Psychiatric association, DSM-IV, Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux. Traduction française, Paris, Masson, 1996, 1056p.
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Comment contrôler une attaque de panique
Plus on est conscient de la façon dont surviennent ces crises, plus on peut être en mesure de les contrôler.
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D'abord, il faut savoir que la réaction naturelle de l'organisme à l'anxiété est d'accélérer la respiration qui devient également très superficielle. Ceci augmente le niveau d'oxygène dans le sang. Lorsque ce niveau dépasse un certain seuil, des symptômes d'anxiété s'installent. Ses symptômes contribuent en retour à augmenter l'anxiété ou l'angoisse.
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On peut atténuer tout cela en prenant le temps de se
concentrer sur sa
respiration pour la
rendre plus profonde et surtout
plus lente. Cela exige plusieurs minutes et de la concentration
car, à ce moment, il est contre nature de respirer calmement
puisque nous sommes anxieux. Mais le fait de mettre un peu de
côté les pensées anxieuses pour se concentrer
sur la respiration contribue aussi à ce que ce moyen
fonctionne
puisque ce sont ces pensées qui nous mettent dans cet
état.
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Par ailleurs, il faut être conscient que dans des
états émotifs tels que l'anxiété,
l'angoisse, l'humeur dépressive, la colère,
etc.,
les pensées sont influencées par ces
états
.
Elles deviennent biaisées (moins rationnelles) et vont dans
le sens d'entretenir et d'amplifier nos états
émotifs. Dans ces moments, par exemple, on va penser au pire
qui puisse arriver alors que les faits concrets ne justifient pas
de croire que le pire est le plus probable et ces pensées
amplifient l'anxiété. Ou encore, lorsque nous sommes
épuisés, les défis que nous devons relever
nous sembleront des montagnes. Il n'est pas le temps de
réfléchir à nos problèmes quand
l'anxiété est trop forte ou que nous sommes trop
fatigués. Dans ces moments, il est souvent
préférable de remettre à plus tard la
réflexion et plutôt s'accorder un moment de
détente, se distraire, faire quelque choses
d'agréable etc.
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Il est essentiel d'apprendre à questionner les pensées qui génèrent l'anxiété, le découragement, etc.. Par exemples: Est-ce que les faits appuient cette croyance? Est-ce que ce scénario est très probable ?, etc.

















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