Accueil Date de création : 16/07/07 / Dernière mise à jour : 04/08/08 18:21 / 83 articles publiés
 

Qu'est-ce qu'une attaque de panique (ou crise d'anxiété)?  posté le mardi 20 novembre 2007 14:44

L'attaque de panique (aussi appelée crise d'anxiété) est un moment (rarement plus de 20 à 30 minutes) d'anxiété, de peur ou de malaise très intense accompagné de quelques uns de ces symptômes physiques ou cognitifs (i.e. ayant trait aux perceptions et aux pensées):

--

1) palpitations, battements de cœur ou accélération du rythme cardiaque

(2) transpiration

(3) tremblements ou secousses musculaires

(4) sensations de "souffle coupé" ou impression d'étouffement

(5) sensation d'étranglement

(6) douleur ou gêne thoracique

(7) nausée ou gêne abdominale

(8) sensation de vertige, d'instabilité, de tête vide ou impression d'évanouissement

(9) déréalisation (sentiments d'irréalité) ou dépersonnalisation (être détaché de soi)

(10) peur de perdre le contrôle de soi ou de devenir fou

(11) peur de mourir

(12) sensations d'engourdissement ou de picotements

(13) frissons ou bouffées de chaleur

--

D'autres symptômes d'anxiété sont souvent présents: boule dans la gorge ou gorge sèche, déglutition difficile, douleurs d'estomac, douleurs musculaires, jambes molles, difficulté de concentration, se sentir désorienté et confus, vision embrouillée.

--

Les symptômes d'une attaque de panique sont le résultat d'une hyperventilation. Lorsque nous sommes anxieux, l'organisme réagit par une accélération de la respiration qui devient aussi plus superficielle. Ces symptômes sont désagréables et souvent inquiétants. Il est fréquent qu'une personne souffrant d'une attaque de panique croit faire ou risquer de faire une crise cardiaque ou avoir un accident vasculaire cérébral. Ils ne sont cependant pas dangereux. Pour les atténuer, prenez le temps de respirer lentement et profondément.

--

Référence: American Psychiatric association, DSM-IV, Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux. Traduction française, Paris, Masson, 1996, 1056p.

---------------------------------------------------------

 

Image Hosted by ImageShack.us  Comment contrôler une attaque de panique

Plus on est conscient de la façon dont surviennent ces crises, plus on peut être en mesure de les contrôler.

--

D'abord, il faut savoir que la réaction naturelle de l'organisme à l'anxiété est d'accélérer la respiration qui devient également très superficielle. Ceci augmente le niveau d'oxygène dans le sang. Lorsque ce niveau dépasse un certain seuil, des symptômes d'anxiété s'installent. Ses symptômes contribuent en retour à augmenter l'anxiété ou l'angoisse.

--

On peut atténuer tout cela en prenant le temps de se concentrer sur sa respiration pour la rendre plus profonde et surtout plus lente. Cela exige plusieurs minutes et de la concentration car, à ce moment, il est contre nature de respirer calmement puisque nous sommes anxieux. Mais le fait de mettre un peu de côté les pensées anxieuses pour se concentrer sur la respiration contribue aussi à ce que ce moyen fonctionne puisque ce sont ces pensées qui nous mettent dans cet état.
--
Par ailleurs, il faut être conscient que dans des états émotifs tels que l'anxiété, l'angoisse, l'humeur dépressive, la colère, etc.,
les pensées sont influencées par ces états . Elles deviennent biaisées (moins rationnelles) et vont dans le sens d'entretenir et d'amplifier nos états émotifs. Dans ces moments, par exemple, on va penser au pire qui puisse arriver alors que les faits concrets ne justifient pas de croire que le pire est le plus probable et ces pensées amplifient l'anxiété. Ou encore, lorsque nous sommes épuisés, les défis que nous devons relever nous sembleront des montagnes. Il n'est pas le temps de réfléchir à nos problèmes quand l'anxiété est trop forte ou que nous sommes trop fatigués. Dans ces moments, il est souvent préférable de remettre à plus tard la réflexion et plutôt s'accorder un moment de détente, se distraire, faire quelque choses d'agréable etc.

--

Il est essentiel d'apprendre à questionner les pensées qui génèrent l'anxiété, le découragement, etc.. Par exemples: Est-ce que les faits appuient cette croyance? Est-ce que ce scénario est très probable ?, etc.

lien permanent

Qu'est-ce que le stress post-traumatique?  posté le mardi 06 novembre 2007 20:01

Stress post-traumatique

Il s'agit d'un ensemble de réactions (ou symptômes) qui peut se développer chez une personne après qu'elle ait vécu, été témoin ou confrontée à un traumatisme, c'est-à-dire un événement qui a provoqué la mort ou de sérieuses blessures ou qui impliquait une menace de mort ou de graves blessures et qui a suscité une peur intense, un sentiment d'impuissance ou d'horreur. Un tel événement peut être un accident, une agression violente, un viol, un hold-up, une prise d'otage, un incendie, un tremblement de terre, une inondation, etc.

--

Quiconque est exposé à un événement d'une telle intensité peut développer des symptômes caractéristiques qui comprennent : 1) le fait de revivre l'événement en pensée de manière persistante; 2) l'évitement des situations qui rappellent l'événement avec un émoussement des réactions générales (engourdissement, anesthésie émotionnelle); 3) une hyperactivité. Ces symptômes sont décrits plus en détail dans ce qui suit. Bien que certaines variables personnelles (par exemples, expériences durant l'enfance, traits de personnalité, troubles mentaux préexistants, etc.) peuvent augmenter la probabilité de développer un stress post-traumatique, il semble que le facteur le plus déterminant soit la gravité de l'événement vécu. Ainsi il peut se développer chez des personnes ne présentant aucune caractéristique prédisposante, surtout si le stress a été important. Selon certaines études, 8 à 10 % de la population souffrirait à un moment ou à un autre de leur vie d'un état de stress post-traumatique.-- Précisons que nous parlons de stress post-traumatique lorsque la perturbation persiste plus d'un mois. Dans le premier mois nous employons plutôt le terme d'état de stress aigu.

SYMPTÔMES

Comment reconnaître les symptômes de stress post-traumatique?

Voici les critères définis par l'American Psychiatric Association et qui sont généralement utilisés:

--

A) La personne a été exposée à un événement traumatique tel que défini plus haut.

B) L'événement traumatique est constamment revécu, de l'une (ou de plusieurs) des façons suivantes:

--

1. souvenirs répétitifs et envahissants de l'événement provoquant un sentiment de détresse et comprenant des images, des pensées ou des perceptions. Note: Chez les jeunes enfants, jeux répétitifs exprimant des thèmes ou des aspects du traumatisme.

--

2. rêves répétitifs concernant l'événement provoquant un sentiment de détresse. Note: Chez les enfants, il peut s'agir de rêves effrayants sans contenu reconnaissable.

--

3. impression ou agissements soudains "comme si" l'événement traumatique allait se reproduire (incluant le sentiment de revivre l'événement, des illusions, des hallucinations et des épisodes dissociatifs (flash-back), y compris ceux qui surviennent au réveil ou au cours d'une intoxication). Note: Chez les jeunes enfants, la remise en action peut se produire.

--

4. sentiment intense de détresse psychique lors de l'exposition à des indices internes ou externes évoquant ou ressemblant à un aspect de l'événement traumatique (par ex., les dates anniversaires, le temps froid ou le temps chaud, la neige, certains endroits, certaines scènes à la télévision, etc.).

--

5. réactivité physiologique lors de l'exposition à des indices internes ou externes pouvant évoquer ou ressembler à un aspect de l'événement traumatique.

C) Évitement persistant des stimulus associés au traumatisme et émoussement de la réactivité générale (non présente avant le traumatisme) comme en témoigne la présence d'au moins trois des manifestations suivantes:

--

1. efforts pour éviter les pensées, les sentiments ou les conversations associés au traumatisme.

--

2. efforts pour éviter les activités, les endroits ou les gens qui éveillent des souvenirs du traumatisme.

--

3. incapacité de se rappeler un aspect important du traumatisme.

--

4. réduction nette de l'intérêt pour des activités importantes ou bien réduction de la participation à ces mêmes activités.

--

5. sentiment de détachement d'autrui ou bien de devenir étranger par rapport aux autres.

--

6. restriction des affects (par ex., incapacité à éprouver des sentiments tendres).

--

7. sentiment d'avenir "bouché" (par ex., penser ne pas pouvoir faire carrière, se marier, avoir des enfants, ou avoir un cours normal de la vie).

--

D) Présence de symptômes persistants traduisant une activation neurovégétative (non présente avant le traumatisme) comme en témoigne la présence d'au moins deux des manifestations suivantes:

1. difficultés d'endormissement ou sommeil interrompu

 2. irritabilité ou accès de colère

3. difficultés de concentration

4. hypervigilance

5. réaction de sursaut exagérée. On parle de stress post-traumatique lorsque la perturbation entraîne une souffrance ou une altération du fonctionnement social, professionnel ou dans d'autres domaines importants.   Le souvenir de l'événement est souvent d'une extraordinaire précision. Les gens disent revoir la scène comme s'ils y étaient. Les images, le souvenir des cris, des odeurs, etc; semblent plus vrais que la mémoire ordinaire. Luc, par exemple, nous racontait comment il n'a qu'à "regarder" ces images pour nous dire combien il a fait de pas pour aller vers les victimes, etc..

--

Les symptômes de stress post-traumatique sont, de l'avis de plusieurs chercheurs, le résultat de mécanismes d'adaptation de l'organisme. Par exemple, les symptômes d'hypervigilance et autres symptômes de suractivation physiologique se produisent comme s'il fallait rester en alerte pour s'assurer de faire ce qu'il faut et de prévenir tout autre danger. L'émoussement des émotions et l'amnésie permettent de doser le stress à gérer, etc.. Le problème, quand on ne se rétablit pas, est que ces mécanismes se maintiennent alors qu'ils ne sont plus nécessaires et qu'ils présentent trop d'inconvénients.

--

Il arrive que ces symptômes de stress post-traumatique soient accompagnés de symptômes physiques ou psychologiques d'anxiété ou de panique (il s'agit d'hyperventilation) tels que: palpitations, battements de cœur ou accélération du rythme cardiaque, transpiration, tremblements ou secousses musculaires, sensations de "souffle coupé" ou impression d'étouffement, sensation d'étranglement, douleur ou gêne thoracique, nausée ou gêne abdominale, sensation de vertige, d'instabilité, de tête vide ou impression d'évanouissement, déréalisation (sentiments d'irréalité) ou dépersonnalisation (être détaché de soi), peur de perdre le contrôle de soi ou de devenir fou, peur de mourir, sensations d'engourdissement ou de picotements, frissons ou bouffées de chaleur (reproduit du DSM-IV, Critères d'une attaque de panique). Ses symptômes apparaissent en raison du blocage de la respiration qui se fait lorsque nous sommes anxieux. Ils sont désagréables et souvent inquiétants mais ne sont pas dangereux. Pour les atténuer, prenez le temps de respirer lentement et profondément.

lien permanent

Quels sont les diagnostics de dépression?  posté le samedi 27 octobre 2007 06:19

Image Hosted by ImageShack.us  Quels sont les diagnostics de dépression?

Deux types de dépression sont généralement distingués (1): la dépression majeure et la

dysthymie.

--------------

La dépression majeure consiste en un ou plusieurs épisodes dépressifs dit majeurs qui tranchent avec le fonctionnement habituel de la personne, alors que la dysthymie est caractérisée par des symptômes dépressifs chroniques, moins sévères mais persistant pendant plusieurs années.

--

La dépression saisonnière et la dépression post-partum sont des épisodes de dépression

majeure.

--

Le diagnostic de trouble bipolaire (auparavant appelé maniaco-dépression) est porté en cas d'épisode de dépression majeure lorsqu'il y a déjà eu un ou des épisodes maniaques ou hypomaniaques.

Critères d'un épisode de dépression majeure:

--

Au moins cinq des symptômes suivants doivent avoir été présents pour une durée d'au moins deux semaines; au moins un de ces symptômes est soit (1) une humeur dépressive ou (2) une perte d'intérêt ou de plaisir.

--

(1) Humeur dépressive présente pratiquement toute la journée, presque tous les jours, signalée par le sujet (p. ex., se sent triste ou vide) ou observée par les autres (p. ex., pleure). N.B.: Éventuellement irritabilité chez l'enfant et l'adolescent.

--

(2) Diminution marquée de l'intérêt ou du plaisir pour toutes ou presque toutes les activités pratiquement toute la journée, presque tous les jours (signalée par le sujet ou observée par les autres).

--

(3) Perte ou gain de poids significatif en l'absence de régime (p. ex., modification du poids corporel en un mois excédent 5%), ou diminution ou augmentation de l'appétit presque tous les jours. N.B.: Chez l'enfant, prendre en compte l'absence de l'augmentation de poids attendue.

--

(4) Insomnie ou hypersomnie presque tous les jours.

--

(5) Agitation ou ralentissement psychomoteur presque tous les jours (constaté par les autres, non limité à un sentiment subjectif de fébrilité ou de ralentissement intérieur).

--

(6) Fatigue ou perte d'énergie presque tous les jours.

--

(7) Sentiment de dévalorisation ou de culpabilité excessive ou inappropriée (qui peut être délirante) presque tous les jours (pas seulement se faire grief ou se sentir coupable d'être malade).

--

(8) Diminution de l'aptitude à penser ou à se concentrer ou indécision presque tous les jours (signalée par le sujet ou observée par les autres).

--

(9) Pensées de mort récurrentes (pas seulement une peur de mourir), idées suicidaires récurrentes sans plan précis ou tentative de suicide ou plan précis pour se suicider. D'autres symptômes sont souvent présents, même s'ils ne constituent pas des critères pour reconnaître la dépression: tendance à pleurer, à broyer du noir, irritabilité, ruminations obsessionnelles, anxiété, phobies,

--

préoccupations excessives pour la santé physique, douleurs (p. ex., céphalées, douleurs dans les articulations, l'abdomen ou autres), des difficultés dans les relations intimes ou sociales, des difficultés sexuelles. Certaines personnes peuvent présenter des attaques de panique. Dans environ 15 % des cas, il y a présence de symptômes tels des hallucinations ou du délire.

--

La dépression saisonnière est un épisode de dépression majeure dont la principale caractéristique est de survenir durant la même période à chaque année. Il peut s'agir d'un épisode de dépression faisant partie du trouble bipolaire (maniaco-dépression). Dans ce dernier cas, il y a souvent présence de symptômes hypomaniaques pendant l'été.

-- La dépression post-partum est également un épisode de dépression majeure. Critères de la dysthymie (ou trouble dysthymique): --

Humeur dépressive présente pratiquement toute la journée, plus d'un jour sur deux pendant au moins deux ans (sans répit de plus de deux mois). Chez les enfants et les adolescents, il peut s'agir d'une humeur irritable et la durée doit être d'au moins un an.

--

Quand la personne est déprimée, elle présente au moins deux des symptômes suivants:

--

(1) perte d'appétit ou hyperphagie

(2) insomnie ou hypersomnie

(3) baisse d'énergie ou fatigue

(4) faible estime de soi

(5) difficultés de concentration ou difficultés à prendre des décisions

(6) sentiments de perte d'espoir

--

Remarquez qu'on ne porte pas les diagnostics de dépression majeure ou de dysthymie si les symptômes n'amènent pas de souffrance significative ou une altération du fonctionnement, s'ils sont imputables aux effets physiologiques directs d'une substance (substance donnant lieu à un abus, médicament) ou d'une affection médicale générale (p. ex., hypothyroïdie) et enfin si ces symptômes sont expliqués par un deuil après la mort d'un être cher.

--

Selon le DSM-IV, Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux de l'American Psychiatric Association, qui est la référence généralement utilisée par les professionnels de la santé.

-----------------------------------------------

Image Hosted by ImageShack.us Rechutes en dépression: thérapie familiale plutôt que hausse d'antidépresseurs

La thérapie familiale est plus efficace que la simple augmentation de la dose d'antidépresseur pour éviter les rechutes lors d'un traitement à long terme d'une dépression majeure sévère, selon une récente recherche publiée dans le Journal of Clinical Psychiatry.

--

"Ces résultats illustrent l'importance des événements de la vie et de l'équilibre familial

chez les personnes traitées pour des épisodes répétés de dépression", commente Dr. Giovanni A. Fava de l'Université de Bologne (Italie), principal auteur de la recherche.

--

"Si une personne prend des antidépresseurs mais vit beaucoup de stress, particulièrement à l'intérieur de la famille, elle a besoin d'une aide à ce niveau et non pas de plus de médicaments", considère le chercheur.

--

L'équipe de recherche a recruté 20 personnes ayant fait une rechute en dépression malgré une bonne adhérence au traitement par antidépresseur.

--

La moitié des participants maintenaient le dosage de leur antidépresseur tout en participant avec leur conjoint(e) à 6 sessions d'une heure (aux deux semaines) de thérapie familiale. Les conjoints discutaient avec un clinicien pour identifier les problèmes familiaux et les événements liés à la rechute et développer des étapes de résolution de problèmes pour composer avec ces situations.

--

Pour les dix autres participants, le dosage de leur antidépresseur était augmenté et ils recevaient du support et des conseils au besoin durant six sessions de 30 minutes aux deux semaines.

--

Durant la période d'un an qu'a duré la recherche, 7 personnes sur 10 dans chacun des groupes ont surmonté l'épisode dépressif.

--

Mais seulement une des 7 personnes dans le groupe d'intervention familiale a rechuté durant cette période comparativement à 6 dans le groupe de comparaison.

--

Les rechutes peuvent souvent être associées à un événement spécifique de la vie, tel que la retraite ou des changements dans la famille, commentent les chercheurs. Ils recommandent que l'efficacité de l'intervention familiale pour les personnes souffrant d'épisodes de dépression majeure récurrents soit testée sur de plus grands groupes.

lien permanent